The end of the Road !

Churchill Falls : Sorte de ville ‘’dortoir’’,  où les maisons alignées sont quasi identiques. Ville fantôme également, on ne voit presque pas les gens, peut être à cause des mouches qui nous ‘’mangent’’, il y en a partout depuis qu’on est dans le Labrador.

Visite de la centrale électrique ! La deuxième plus grande production d’électricité hydroélectrique du monde…. (La première est celle des sept barrages en Chine)

Les lignes de 735000 Volts alimentent une bonne partie du continent Nord Américain.

L’usine est souterraine, ils ont dévié les chutes pour remplir de gigantesques réservoirs naturels, et la canaliser pour utiliser la hauteur de chute ainsi obtenue.

Les deux photos montrent les chutes avant et après…

 

 

Au revoir Churchill Falls ! Nous poussons un peu plus loin, voir si le soleil s’y trouve.

300 kms et deux jours plus tard, nous approchons Happy Valley-Goose Bay (165m Alt.). Une large bande de ciel bleu à l’horizon, c’est bien ça! Il est au rendez vous, Alléluia! L’été n’est pas fini ici ! Quelle joie ! Après tant de jours gris et humides. Le bivouac se fera à côté d’une église. Ouf ! Peu de mouches ‘’cannibales’’ ici, et quelques mosquitos.

Nous resterons quelques jours.

Ici la pierre locale est la Labradorite, un sculpteur m’initie à la taille et au polissage sur une pierre tendre, avec un motif Innuit. C’est moi qui l’ai fait !

Les autres non bien sur !!!

Luka joue sur une pierre brute en attente de taille, belle pièce.

C’est l’occasion d’ouvrir encore quelques unes de nos jolies pierres de la mine d’agates (Gaspésie), puis de les polir…

 

 

 

 

Nous sommes à North West River, à la fin de la route du Labrador.

C'est à 35kms au nord de Happy Valley, et après plus de routes ni de pistes.

Moins de mouches noires, mais toujours temps gris et pluie.....

Nous avons été accueillis par Ruben, un sud africain, qui travaille avec les communautés indiennes.

Bon spot pour le plein d’eau et les lessives, mais hélas, Wifi difficile.

Ici vivent les « Innus », plus au nord, sur la côte, ce sont les « Innuits ».

Les indiens, qui habitent des réserves, ont de gros problèmes avec l’alcool, la violence, et les abus sexuels. C’est loin de l’image que nous en avons….

Des rencontres sont organisées dans les régions sauvages, c’est le moment de vivre entre frères, sans heurts, de renouer avec la nature, la chasse, la pèche.

Mais dès le retour dans les réserves, de nouveau des problèmes.

Ruben nous emmène dans la réserve, 1200 habitants, 80% de moins de 25 ans.

Les premières maisons sont plutôt belles, bien entretenues, mais plus loin, elles semblent laissées à l’abandon, des détritus partout, des chiens errant, des enfants qui jouent livrés à eux même…

Une école toute neuve fait contraste avec cette espèce de bidonville, construite par le gouvernement, mais quasi vide car les enfants, délaissés par les parents, ne vont pas ou peu en classe.

Il n’est pas rare de voir trainer des gamins de 7 ans dans la rue à 2 heures du matin…

Demain visite du centre d'interprétation et d'un petit musée local.

A suivre...

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